Le ciel assombri
Apporte la pluie
Léchant le pont
Mouillé pour de bon
*
Ce matin, les vagues tremblent ébrouant le navire comme
une coquille de noix. Le ciel étire ses nuées grises et abandonne la pluie sur
les ponts. Nous faisons toujours route vers Southampton, aux Royaume-Unis.
Je termine le livre de Philippe BESSON et reprend un autre à
la bibliothèque. Je choisis un ouvrage pas très sérieux qui je peux quitter si
je n’arrive pas à le terminer avant notre arrivée en Angleterre : La
moustache d’Adolf Hitler d’Alain JAUBERT.
Le capitaine parle comme tous les jours à midi. Rien de
notable ne se déroule sur le navire apparemment. Les horloges sont avancées
d’une heure, il est maintenant treize heures. Nous sommes plus qu’à 2 heures de
décalage avec la Haute-Savoie.
Vers trois heures trente, nous partons pour le thé de
l’après-midi au Queen Room. Nous partageons la table d’un couple d’australien à
la retraite. Par coïncidence, ils viennent de Brisbane. Nous les écoutons
parler de leur voyage, ils ont fait le tour de l’Australie en six mois.
Maintenant, ils visitent en Europe grâce à un package Cunard des trois navires
de la compagnie. Le premier les amène à Southampton, le deuxième en Norvège et
le troisième dans la Méditerranée.
Le soir, la pluie tombe encore sur le pont Sept. Nous
mangeons au King Court. Nous n’allons pas au Théâtre, nous avons déjà vu le spectacle
lors du trajet vers New-York.
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