La chevelure solaire perce les nuées
Les mèches lumineuses lèchent
La crête des vagues rêches
Qui ondulent
*
Le matin se lève sur quelques notes lumineuses. La pluie a
cessé pendant la nuit et le pont promenade est sec. Les gens commencent à
effectuer leur jogging matinal. Des tâches lumineuses ondulent sur la mer
relativement calme.
Un peu avant onze heures, je termine le livre d’Alain
JAUBERT. Quelques réflexions intéressantes m’inspirent et je retiens son
étonnement sur la passivité des gens face à la surveillance vidéo permanente
dans les lieux publiques. Je suis aussi étonné que lui par le fait que les citoyens
semblent trouver normal d’être surveillé, l’espace publique est en quelque
sorte privatisé, retiré de sans fonction première de lieu commun. Sous l’œil de
Big Brother il ne peut plus y avoir de spontannéités car chaque geste, chaque
parole peuvent devenir suspect…
A midi, le capitaine effectue l’annonce quotidienne de la
position du navire et des quelques faits important de la vie à bord. Les
horloges sont avancées d’une heure, il est maintenant treize heures. Nous nous
retrouvons à l’heure de Londres soit une heure de décalage par rapport à la
Haute-Savoie.
A deux heure et quart, nous allons au Théâtre pour écouter
le dernier concert classique de Daniel Hill. Il commence avec une improvisation
de Haydn, puis poursuit avec deux morceaux de Debussy. Ensuite, il présente un
garçon de 10 ans qu’il a rencontré au buffet du King Court sur le navire. Ce
jeune homme débute le piano avec passion, il nous joue un morceau. Puis Daniel
Hill continue son récital avec Chopin puis en final, il joue un air de la comédie
musical « West Side Story » sur une musique de Rubinstein.
A trois heures et demie, nous allons au Queen Room pour le
thé de l’après-midi. L’orchestre joue quelques musiques dansantes et des
danseurs professionnels invitent des passagers à danser. A un moment, deux
garçons s’avancent sur la piste et les deux adolescents essaient de danser sur
une musique surannée pour eux. Le public salue par des applaudissements leur
sortie. Une passagère me confie son natel pour la prendre en photos pendant une
danse. Elle est ravie des clichés que j’ai pris.
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