Une brume fumeuse obstrue l’horizon
Le navire glisse délicatement sur l’océan
Où les vagues s’agitent doucement
L’air semble charger de positifs ions
*
Le ciel est chargé de nuées légères et grises. L’horizon est
fermé par une brume lumineuse. Les vagues s’agitent contre la coque du navire.
L’air semble moins chaud que ces deux derniers jours.
Vers 11 heures je récupère nos passeports pour passer
l’inspection de l’immigration britannique. La queue est longue pour obtenir le
sésame pour entrer au Royaume-Uni. Au retour, il est presque midi, aujourd’hui
pas de changement d’horaire.
Après le repas, en allant à la cabine, nous voyons une
« SDF » manger sur le bord d’une fenêtre dans le couloir d’accès aux
escaliers. Vision incongrue sur un navire comme le Queen Mary II.
Vers une heure trente, nous assistons au concert de piano
classique du pianiste Daniel Hill ; nous écoutons un concerto de Mozart,
puis des extraits d’œuvres de Rachmaninov, Liszt et enfin Schubert.
Ensuite nous effectuons notre promenade au pont 7 sous une
brume épaisse et humide. Malgré tous, l’air est encore tiède. Le navire lance
de temps à autres des avertissements aux navires avec la corne de brume.
Puis, nous allons prendre le thé de l’après-midi au Queen
Room. Nous avons la surprise de voir le nombre de places encore inoccupé. Nous
profitons pour nous mettre près de la harpiste Fiona McGee qui œuvre pendant
toute l’heure et demie du TeaTime.
Après le repas du soir, nous allons au Carinthia Lounge pour
boire une boisson chaude. Le triplet « Harmonia String » offre un
concert. Il commence par Debussy, continue avec Mozart et deux morceaux de
Strauss pour terminer en triomphe avec le Boléro de Ravel. Quand on savoure la
musique, notamment en écoutant le Boléro de Ravel, on ne peut qu’être ébloui
par la créativité humaine. Il est impossible que tout cela soit dû à un hasard.
Nous devons être plus qu’un amas de chairs et d’os, quelque chose qui nous
dépasse.
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