dimanche 25 août 2019

Dimanche 25 Août 2019, Southampthon – Londres - Paris


La chaleur étouffante
Sur Londres et sur Paris
Nous accable éclaboussante
De Lumière qui rit
*
Vers 6 heures, le navire arrive à Southampton en Angleterre. Nous quittons le bord vers les 8h30 sous l’impulsion d’André. Nous prenons le bus qui nous amène à Londres. Après quelques minutes de retard, nous voilà sur les routes anglaises en direction de la Gare de Saint Pancras. Les voies de droite ont des ralentissements, les londoniens quittent la capitale pour les vacances…
Vers Onze heures et demie, nous débarquons du bus. Nous mangeons au « Pain quotidien » puis nous prenons la queue pour l’Eurostar. Nous passons la douane française pour pouvoir entrer dans la zone des quais réservés pour ce train. Ce dernier part à l’heure. Après avoir passé sous la Manche, nous atteignons le territoire français. Nous changeons l’heure de nos horloges, nous retrouvons le fuseau horaire de chez-nous. Pendant le trajet, trop fatigué pour lire, je regarde sur Netflix trois épisodes de la série allemande « Black ».
Le train arrive avec quelques minutes de retard en gare du nord à Paris. Nous allons directement à l’hôtel situé rue La Fayette près de la gare.

samedi 24 août 2019

Samedi 24 Août 2019, Océan Atlantique Queen Mary II


La chevelure solaire perce les nuées
Les mèches lumineuses lèchent
La crête des vagues rêches
Qui ondulent
*
Le matin se lève sur quelques notes lumineuses. La pluie a cessé pendant la nuit et le pont promenade est sec. Les gens commencent à effectuer leur jogging matinal. Des tâches lumineuses ondulent sur la mer relativement calme.
Un peu avant onze heures, je termine le livre d’Alain JAUBERT. Quelques réflexions intéressantes m’inspirent et je retiens son étonnement sur la passivité des gens face à la surveillance vidéo permanente dans les lieux publiques. Je suis aussi étonné que lui par le fait que les citoyens semblent trouver normal d’être surveillé, l’espace publique est en quelque sorte privatisé, retiré de sans fonction première de lieu commun. Sous l’œil de Big Brother il ne peut plus y avoir de spontannéités car chaque geste, chaque parole peuvent devenir suspect…
A midi, le capitaine effectue l’annonce quotidienne de la position du navire et des quelques faits important de la vie à bord. Les horloges sont avancées d’une heure, il est maintenant treize heures. Nous nous retrouvons à l’heure de Londres soit une heure de décalage par rapport à la Haute-Savoie.
A deux heure et quart, nous allons au Théâtre pour écouter le dernier concert classique de Daniel Hill. Il commence avec une improvisation de Haydn, puis poursuit avec deux morceaux de Debussy. Ensuite, il présente un garçon de 10 ans qu’il a rencontré au buffet du King Court sur le navire. Ce jeune homme débute le piano avec passion, il nous joue un morceau. Puis Daniel Hill continue son récital avec Chopin puis en final, il joue un air de la comédie musical « West Side Story » sur une musique de Rubinstein.
A trois heures et demie, nous allons au Queen Room pour le thé de l’après-midi. L’orchestre joue quelques musiques dansantes et des danseurs professionnels invitent des passagers à danser. A un moment, deux garçons s’avancent sur la piste et les deux adolescents essaient de danser sur une musique surannée pour eux. Le public salue par des applaudissements leur sortie. Une passagère me confie son natel pour la prendre en photos pendant une danse. Elle est ravie des clichés que j’ai pris.

vendredi 23 août 2019

Vendredi 23 Août 2019, Océan Atlantique Queen Mary II


Le ciel assombri
Apporte la pluie
Léchant le pont
Mouillé pour de bon
*
Ce matin, les vagues tremblent ébrouant le navire comme une coquille de noix. Le ciel étire ses nuées grises et abandonne la pluie sur les ponts. Nous faisons toujours route vers Southampton, aux Royaume-Unis.
Je termine le livre de Philippe BESSON et reprend un autre à la bibliothèque. Je choisis un ouvrage pas très sérieux qui je peux quitter si je n’arrive pas à le terminer avant notre arrivée en Angleterre : La moustache d’Adolf Hitler d’Alain JAUBERT.
Le capitaine parle comme tous les jours à midi. Rien de notable ne se déroule sur le navire apparemment. Les horloges sont avancées d’une heure, il est maintenant treize heures. Nous sommes plus qu’à 2 heures de décalage avec la Haute-Savoie.
Vers trois heures trente, nous partons pour le thé de l’après-midi au Queen Room. Nous partageons la table d’un couple d’australien à la retraite. Par coïncidence, ils viennent de Brisbane. Nous les écoutons parler de leur voyage, ils ont fait le tour de l’Australie en six mois. Maintenant, ils visitent en Europe grâce à un package Cunard des trois navires de la compagnie. Le premier les amène à Southampton, le deuxième en Norvège et le troisième dans la Méditerranée.
Le soir, la pluie tombe encore sur le pont Sept. Nous mangeons au King Court. Nous n’allons pas au Théâtre, nous avons déjà vu le spectacle lors du trajet vers New-York.

jeudi 22 août 2019

Jeudi 22 Août 2019, Océan Atlantique Queen Mary II

Ciel et mer se confonde
Avant que le navire sonde
Les vagues déferlent sombres
Echos aux nuées qui font d’ombres
*
Le matin se lève et les nuages ont recouvert le ciel de son linceul gris qui bloque les rayons du soleil. Les vagues de l’océan s’agitent un peu plus fort contre le navire. Quelques déchirements d’azur s’éloignent de nous au fur et à mesure de la navigation. Une ligne sombre délimite le ciel et la mer.
J’ai terminé le livre emprunté à la bibliothèque. J’en prends un nouveau d’un auteur que j’ai déjà lu sur le navire au mois de mai : Philippe BESSON. Le titre est « Un certain Paul Darrigrand ». « Arrête avec tes mensonges » est celui que j’ai pris lors de l’autre traversé.
A midi, le capitaine effectue l’annonce quotidienne de la position du navire et des quelques faits important de la vie à bord. Les horloges sont avancées d’une heure, il est maintenant treize heures. Nous sommes plus qu’à 3 heures de décalage avec la Haute-Savoie.
A Trois heures trente, après la promenade, nous allons au thé de l’après-midi. Le triplet « Harmony String » œuvre pendant que les passagers prennent leur boisson chaude. Nous partageons notre table avec un couple d’anglais peu loquace et discret, surtout la Dame.
Après le repas, nous allons au Théâtre pour écouter deux chanteurs de l’ensemble « Il destino in Bohemia ».  Leur répertoire est vaste de l’opéra à la variété. Ils interprètent pour notre plus grand plaisir : Le fantôme de l’opéra, Les misérables, Sound of silence de Simon and Garfunkel, Queen, et Elvis Presley.
Le navire tangue légèrement lorsque nous allons nous coucher. Il traverse une zone de perturbation cyclonique apparemment.


mercredi 21 août 2019

Mercredi 21 Août 2019, Océan Atlantique Queen Mary II

Une brume fumeuse obstrue l’horizon
Le navire glisse délicatement sur l’océan
Où les vagues s’agitent doucement
L’air semble charger de positifs ions
*
Le ciel est chargé de nuées légères et grises. L’horizon est fermé par une brume lumineuse. Les vagues s’agitent contre la coque du navire. L’air semble moins chaud que ces deux derniers jours.
Vers 11 heures je récupère nos passeports pour passer l’inspection de l’immigration britannique. La queue est longue pour obtenir le sésame pour entrer au Royaume-Uni. Au retour, il est presque midi, aujourd’hui pas de changement d’horaire.
Après le repas, en allant à la cabine, nous voyons une « SDF » manger sur le bord d’une fenêtre dans le couloir d’accès aux escaliers. Vision incongrue sur un navire comme le Queen Mary II.
Vers une heure trente, nous assistons au concert de piano classique du pianiste Daniel Hill ; nous écoutons un concerto de Mozart, puis des extraits d’œuvres de Rachmaninov, Liszt et enfin Schubert.
Ensuite nous effectuons notre promenade au pont 7 sous une brume épaisse et humide. Malgré tous, l’air est encore tiède. Le navire lance de temps à autres des avertissements aux navires avec la corne de brume.
Puis, nous allons prendre le thé de l’après-midi au Queen Room. Nous avons la surprise de voir le nombre de places encore inoccupé. Nous profitons pour nous mettre près de la harpiste Fiona McGee qui œuvre pendant toute l’heure et demie du TeaTime.
Après le repas du soir, nous allons au Carinthia Lounge pour boire une boisson chaude. Le triplet « Harmonia String » offre un concert. Il commence par Debussy, continue avec Mozart et deux morceaux de Strauss pour terminer en triomphe avec le Boléro de Ravel. Quand on savoure la musique, notamment en écoutant le Boléro de Ravel, on ne peut qu’être ébloui par la créativité humaine. Il est impossible que tout cela soit dû à un hasard. Nous devons être plus qu’un amas de chairs et d’os, quelque chose qui nous dépasse.